25 juin 2007, par Jean-Baptiste Magnifique
Dimanche “dominical” en ville loin de l’animation vitale du festival Vivacité. Entre les barres d’immeubles, derniers remparts d’une forteresse en train de disparaître, un homme en chemise blanche danse sous la pluie battante avec une élégante pelleteuse. Duo de l’homme et de la machine, de la fragilité et de la puissance mécanique. A coté de cet engin aux gestes chorégraphiés et à la voix de soprano, le camion de la famille Magnifique semble désespérément balourd. Ruisselant, dépenaillé, avec ses (...)
25 juin 2007, par Jean-Baptiste Magnifique
Malgré l’interdiction, plusieurs automobiles sont demeurées sur le parking. Les bancs s’alignent entre les pare-chocs et les maigres projecteurs font de la figuration sous les housses de sac poubelle. Un terrain de basket, un vaste espace en herbe, saigné d’allées de graviers complètent l’environnement du théâtre en plein air au coeur d’un quartier populaire qui mêlent sans enthousiasme, sous le même ciel maussade, pavillons et petits immeubles sociaux. Pas un arbre pour accrocher le regard et pour (...)
23 juin 2007, par Jean-Baptiste Magnifique
Entre deux représentations, assis sur des ballots de paille, on regarde tomber la pluie. C’est Culture à la ferme, la seconde édition d’un petit festival de village à quelques kilomètres de Caen. A côte de la mairie, une belle demeure de maître entourée de son parc, tous les bâtiments agricoles sont réquisitionnés pour les spectacles, les expos et la restauration. Dans la cour de ferme, une arène de toile peinte et quelques caravanes bariolées constituent le décor d’une compagnie foraine et une ancienne (...)
19 juin 2007, par Jean-Baptiste Magnifique
A Touques, les écoliers ne sont pas en aussi grand nombre en raison des “gros mots” du spectacle de l’année précédente. Ca n’empêche pas ceux qui sont là de se manifester et de lever le doigt pour répondre aux acteurs. “Moi, monsieur ! Moi, madame, je veux bien faire le bourreau.” Ou de lancer un commentaire à propos des pantins : “Regarde, ils ont un deuxième mort !” Et de plébisciter la décapitation au dépend de l’éventration jugée “quand même trop dégoûtante”. Bouilles rondes aux sourires édentés et (...)
17 juin 2007, par Jean-Baptiste Magnifique
La fête sera réussie. Au milieu de l’herbage, un énorme tas de bois attend le feu de la Saint Jean et les fantaisies nocturnes de l’été. La fête sera réussie. Le conducteur de la calèche a un faux air de Buffalo Bill avec sa barbiche affûtée et sa pèlerine de postillon. La fête sera réussie. Les bénévoles de l’association ont débouché quelques bouteilles pour le kir royal en gobelet et dans la salle communale, enguirlandée des quinze bannières d’une Europe en chantier, les tables ont été dressées pour le repas (...)