13 mars 2007, par Jean-Baptiste Magnifique
Un troupeau de jeunes biquettes traversent un massif de cactus, réveillant les instincts du loup. Depuis un bon quart d’heure, il rôde sur le parking du lycée, surveillé par une cohorte d’élèves costumés en légionnaires romains. Des tables drapées de rouge s’alignent sur le perron en toute solennité, destinées au confort des enseignants qui profitent du retard pour se restaurer à l’abri. Une banderole emphatique complète cette mise en scène d’accueil. Mais le camion arrive enfin après avoir erré sur le (...)
13 mars 2007, par Jean-Baptiste Magnifique
Sur la place de la gare de Sousse, les tréteaux font office de barrières métalliques, insolite balisage qui n’arrête pas toujours la détermination des chauffeurs tunisiens. Par chance, le soleil est au rendez-vous de la représentation tout comme les étudiants de l’Institut Supérieur des Beaux Arts avec qui nous venons d’échanger deux bonnes heures à propos de scénographie et de singularités du théâtre forain. En ce début d’après-midi, la ville est presque aussi calme que sa gare et ces jeunes spectateurs (...)
13 mars 2007, par Jean-Baptiste Magnifique
Les hôtels internationaux s’agglutinent sur le front de mer, comme dirait notre ami lapin, et le boulevard maritime s’écoule très large et rectiligne, bordé de ses inévitables palmiers et de sa promenade longeant la plage. Image de carte postale : le tourisme triomphant s’affiche dans toutes les langues et des calèches fleuries de bouquets en plastique se glissent dans le trafic, tirées par de vieux chevaux las. Un paysage déjà connu, tant de fois rencontré, tant de fois évité, avec son modèle (...)
13 mars 2007, par Jean-Baptiste Magnifique
On aura pris le temps de flâner sur le port de Bizerte, de fureter dans ses ruelles, sur son marché coloré. Et après une courte matinée de visite, on se retrouvera dans le quartier haut de la ville dans la cour d’une institution qui accueille des enfants abandonnés et des orphelins. Le théâtre s’est posé à l’ombre d’un grand eucalyptus et en l’absence de toute surprise de la dernière minute, les acteurs sont fin prêts deux heures avant l’heure annoncée. Un petit public très demandeur est déjà installé. Les (...)
13 mars 2007, par Jean-Baptiste Magnifique
On apprend le changement que quelques heures à peine avant la représentation et l’ironie de cette proposition au regard du passé colonial, n’est pas sans nous amuser. Ainsi au lieu du parc du Belvédère, jouerons-nous dans le jardin zoologique de Tunis au milieu des enclos. Stimulant, un peu inquiétant et surtout déstabilisant. Entre ce projet original et sa mise en oeuvre artistique, il faudra conduire le camion à sa place au risque d’arracher quelques câbles électriques, franchir les grilles étroites (...)