11 août 2007, par Jean-Baptiste Magnifique
Sur la place de Trevières, le grand silence de la matinée rythme le cours paisible de la vie malgré la présence du marché en cours d’installation. Il fait très beau et une belle lumière estivale éclaire largement la scène. Rien ne semble devoir troubler la confiance des acteurs qui installés à la terrasse du bistrot voisin, prennent tranquillement un café et les nouvelles du jour. Les chaises en bois de la commune accueillent au soleil les premiers spectateurs. Aujourd’hui, tout va bien : pas de vent, (...)
9 août 2007, par Jean-Baptiste Magnifique
Station balnéaire. Depuis le début de l’après-midi, les vacanciers n’ont pas cessé de tourner autour du camion en promenant leur chien, en poussant leur voiture d’enfant ou en se rendant à la plage. Le vent souffle du large, fait claquer les drapeaux qui bordent l’avenue de la mer mais les fleurs des parterres ne frémissent pas d’un seul pétale. La ville paraît très calme malgré la pleine saison, malgré le ciel tout bleu et les places de parking affectées au théâtre ne semblent pas faire défaut. Les (...)
30 juillet 2007, par Jean-Baptiste Magnifique
samedi 28 juillet 2007
Sur le terrain de sport d’Argouges, quartier périphérique de Bayeux, d’hideuses créatures bariolées avalent la marmaille consentante et crachent d’effrayants cris d’enfant. Plus loin, une course de bolides minuscules boucle son périlleux trajet entre deux murets de boudins, les plus âgés s’exercent aux joies du penalty, trompant ma vigilance d’un gardien de but gonflable et une sorte de balançoire à filin élastique catapulte les plus téméraires à des hauteurs acrobatiques. Une (...)
28 juillet 2007, par Jean-Baptiste Magnifique
Sur la grande place sans mur porteur, quelques gouttes de pluie ajoutent une dernière note poisseuse au concert des difficultés. Une maigre poignée de spectateurs occupe les premiers rangs du parterre et la ville, autour, ne semble que bruit et défiance. Des gamins désoeuvrés font rugir les moteurs de leurs engins à deux roues, les vérins hydrauliques du manège soupirent d’impatience, les cloches d’une église n’en finissent pas de battre la mesure, le ciel ne s’éclaire pas de la moindre promesse d’une (...)
26 juillet 2007, par Jean-Baptiste Magnifique
Au sommet de la vieille église, les aiguilles de l’horloge indiquent bientôt dix neuf heures. Il crachine, le bourg est désert, la sono grésillante d’un véhicule de cirque annonce à grand renfort de musiques fatiguées la représentation du soir. Parterre vide et bourrasques, grand frais. Une fois de plus, on retrouve les ambiances désolantes qui préfigurent l’automne. Et les odeurs de vase se mêlent au découragement. On se faisait une telle joie de venir à Portbail et on a l’impression de s’être trompé de (...)