8 août 2006, par Jean-Baptiste Magnifique
A Luc sur mer, la mer fait partie du décor et le théâtre s’ouvre sur le large. Pendant la représentation, une nuée de mouettes voraces s’abat sur la plage délaissée, un enfant détruit patiemment le haut château de sable que la marée menace, les derniers baigneurs téméraires se jettent à l’eau pour quelques brasses et les maîtres nageurs sauveteurs désertent le poste de surveillance. Pendant la représentation, la pluie n’est pas tombée comme l’annonçaient les prévisions mais une averse de roquettes s’est (...)
7 août 2006, par Jean-Baptiste Magnifique
Villa Mont Noir. Un très beau parc où l’ombre du grand écrivain, Marguerite Yourcenar, rivalise avec celle des grands arbres centenaires sous lesquels il fait bon s’asseoir par les chaudes journées d’août. Donc, le beau temps est là et l’ombre est accueillante. On attend les fauteuils avec une souveraine patience. En papotant, en promenant le chien, en s’occupant de bébé ou en se livrant à d’artistiques travaux de broderie. Mais quand le tracteur arrive enfin avec sa cargaison de sièges, tout ce bel (...)
7 août 2006, par Jean-Baptiste Magnifique
Paysage et ambiance du Nord. Le centre du village est calme sous un ciel incertain et l’impressionnante église de briques s’impose sur son parvis. Le théâtre ambulant pose ses malles à son pied, en place de l’ancien cimetière, avec son cabaret profane. Et on songe à Ensor, à Jérôme Bosch et à Bruegel, à toute cette tradition flamande du carnaval et de la fête associant grotesque et sacré. Bientôt, la petite place déserte est envahie de véhicules et bientôt le parterre, déborde en un ballet de chaises (...)
22 juillet 2006, par Jean-Baptiste Magnifique
“On ne peut pas rester au théâtre, voyons ! On n’a pas pris de parapluie !” explique à ses enfants une jeune mère de famille, avant de s’éloigner en direction du marché où rien ne l’abritera d’avantage. Mais il ne pleut que quelque gouttes encore, rien de vraiment catastrophique ! Et ceux qui passent comme cette jeune dame entraînant sa marmaille vers le spectacle peu réjouissant des étals de légumes, considèrent avec étonnement et presque avec admiration ces spectateurs en chemisette sagement assis devant (...)
22 juillet 2006, par Jean-Baptiste Magnifique
A Alençon, des conditions exceptionnelles attendent la famille Magnifique pour deux représentations en quelques heures d’intervalle : la première en début de soirée avec la touffeur du couchant et le battement des éventails, la seconde en nocturne sous le feu des projecteurs et des éclairs intermittents.
L’acoustique sans défaut et le silence discret de cette cour arborée au pied de la cathédrale, la présence d’un public d’une rare attention et entièrement assis ne font pas oublier combien on redoute (...)