26 juin 2006, par Jean-Baptiste Magnifique
Tout est calme. Un couple de cyclistes traverse le beau village où les voitures ne circulent plus. Le soir s’annonce avec douceur et le raffut des hirondelles chahute le silence des vieilles pierres. Qu’en est-il de l’orage qu’on nous avait prédit ? Comme pour accueillir le camion, ce visiteur d’une seule soirée, l’église s’est habillée d’un corset d’échafaudages que les régisseurs escaladent pour y suspendre les projecteurs. Et déjà le spectacle commence dans le frémissement des tilleuls de la place. (...)
22 juin 2006, par Jean-Baptiste Magnifique
Des grappes de ballons colorés, accrochés aux barrières métalliques délimitent le territoire de la manifestation et à l’abri du marché couvert, un groupe de rock torture ses guitares électriques pour une maigre assistance. En face du bâtiment de la Poste, le camion-théâtre fait le dos rond entre ville et verdure. Une poignée de chaises détrempées symbolisent bravement le parterre. Il est encore très tôt, l’averse s’attarde sur l’esplanade et l’été traîne les semelles. Tout à l’heure, ce sera le tapage (...)
20 juin 2006, par Jean-Baptiste Magnifique
Drôle de village ! On n’y reconnaît pas le paysage traditionnel avec sa mairie, son église et ses dernières boutiques rescapées de la grande distribution. Au lieu de quoi, on s’égare un peu dans un dédale de frondaisons avant de retrouver, avec le parking du collège, un décor plus conventionnel. Et totalement dépourvu d’ombre. Une petite fête locale anime le préau des écoles et la famille Magnifique s’annonce comme la cerise sur le gâteau. Un gâteau de belle saison dont ces gamins très inventifs ont à coeur (...)
11 juin 2006, par Jean-Baptiste Magnifique
Incroyablement calme. La paix de la campagne à quelques kilomètres des turbulences de l’autoroute en région parisienne. Les tilleuls au grand vert ombragent les promenades de juin au pied d’une modeste église qui fait songer, Dieu sait pourquoi, à Auvers sur Oise. Incroyablement calme et même un peu trop désert en ce samedi de grosse chaleur placée en vigilance bleu gendarme. Assis dans l’herbe sous les buissons, les premiers spectateurs boudent les chaises en plein soleil et les comédiens s’adonnent (...)
5 juin 2006, par Jean-Baptiste Magnifique
Les derniers marchands forains démontent leurs étals sur le marché voisin et les sacs en plastique s’envolent, soufflés par de bruyantes machines. A la porte de Délice Asiatic, épicerie bar coincée entre un restaurant oriental et un livreur de pizza, un groupe d’africains prend le frais. Palabres et musique antillaise, costume blanc impeccable et casquette de base ball, ambiance colorée de l’émigration. Un quart d’heure avant l’heure prévue de la représentation et le doute s’insinue devant les chaises (...)