25 juin 2005, par Jean-Baptiste Magnifique
En attendant l’orage, les animaux s’agitent au bord de la suffocation et les institutrices prudentes distribuent de l’eau fraîche au public des écoles. Parterre très coloré des casquettes, des chapeaux de paille et des chevelures en nage. Les mains poisseuses de magnésie laissent de magnifiques empreintes sur le maillot de la voltigeuse et les caisses suspendues deviennent des caissons asphyxiants. En attendant l’orage, les anges spéculent sur la fraîcheur du début de soirée pour ouvrir un deuxième (...)
22 juin 2005, par Jean-Baptiste Magnifique
Les pieds dans les graviers ! Le parterre piétiné par les cent cinquante enfants des écoles primaires de Touques aurait cent cinquante fois l’occasion de crisser. De crisser comme les dents de cette institutrice outrée par les écarts de langue. Celle qui se retourne vers sa collègue avec une réflexion sévère “Pour les CM à la rigueur !” Celle qui ne veut pas entendre les rires, qui ne veut pas voir les sourires ni les regards éclairés de ces bambins aux anges. Celle qui surveille avec aigreur les (...)
19 juin 2005, par Jean-Baptiste Magnifique
Deux spectacles et deux emplacements pour circonscrire une réalité lexovienne assez inhabituelle : l’animation matinale du marché et la majesté vespérale du parvis de la cathédrale. Par une journée caniculaire qui bouscule la routine et sous une pluie de pétales de roses en crépon, la ville de Sainte Thérèse attend avec fébrilité la venue de Bonnie Tyler sur le grand podium catafalque dressé place de la République. Le théâtre ambulant n’est pas forcément attendu et il dispute chèrement sa place aux (...)
13 juin 2005, par Jean-Baptiste Magnifique
Les jeunes tilleuls économisent encore leur ombre autour de la place et la poussière blanche du parking imprime la gravure des semelles sur le plateau nu du théâtre. Calligraphie “solaire” qui dit les pas d’avant le spectacle dans la lumière crue des heures chaudes. Seul les fontaines de la mairie rafraîchissent la petite cité, immobile à l’heure de la sieste. Le soir ferme les parasols, réveille les bandes de martinets et les familles en promenade croisent les spectateurs en route pour le chemin des (...)
13 juin 2005, par Jean-Baptiste Magnifique
La piscine est ouverte et au bord du bassin, quelques adolescents suspendent leurs ébats nautiques pour regarder le spectacle. Sans doute ont-ils beaucoup moins chaud que les vrais spectateurs assis en plein soleil, transpirant d’abondance sous leurs chapeaux de fortune faits d’affiches et de journaux pliés. D’autres, moins téméraires, ont préféré s’asseoir à l’ombre, dans l’herbe, au bord de la rivière. La somnolence n’est pas au programme de ce dimanche mais la chaleur étourdissante ralentit les (...)