14 août 2005, par Jean-Baptiste Magnifique
Le camion est devenu trop gros pour retrouver sa place et on ne joue plus sur le marché au milieu des étals, mais juste à l’extérieur du bourg, sur un parking près de la mare. Tant pis pour l’image d’Epinal du théâtre ambulant cerné par les marchands de légumes ! En dépit des nuages et de brutales sautes de vent frais, le public est venu en nombre et les applaudissements s’attardent comme à chacun de nos passages. Histoire de confirmer cet accueil chaleureux, les longues tables conviviales dressées dans (...)
11 août 2005, par Jean-Baptiste Magnifique
Théâtre avec vue sur la mer et coucher de soleil impeccable : on ne peut rêver mieux comme décor naturel. Sur la digue de Luc-sur-mer, il n’y a que le chahut paisible de quelques joueurs de pétanque et la protestation rageuse d’une moto pétaradante pour nous permettre d’apprécier la berceuse lointaine de la houle. Lumières splendides, rires des enfants, pertinence du public et chaleur des amis... quand tout est réuni pour que le spectacle soit réussi, le théâtre n’est pas une baleine échouée avec ses (...)
10 août 2005, par Jean-Baptiste Magnifique
Le Bison futé est à quai et sur le port, les marins briquent leur bateau pour la prochaine marée. Les pêcheurs à la ligne surveillent de paresseux bouchons sur l’eau grasse du bassin et les vacanciers flânent, en short et en famille. Entre le stand de tir et le chalet du confiseur ambulant, le théâtre s’est posé à l’entrée d’une jetée, sous une toile d’araignée de fils électriques. Et tout s’agite autour de lui sans interrompre le spectacle : le trafic des voitures, la ballade des piétons qui traversent les (...)
25 juillet 2005, par Jean-Baptiste Magnifique
Mais le vent chassera les nuages. Tout semblait s’être ligué pour rendre la journée pénible. La route s’était éternisé sous une pluie assassine et l’arrivée des comédiens sur le site de Montaigu se faisait dans une confusion de grisailles, de barrières à franchir ou à ne pas franchir, de vastes parking dans les chaumes et de morosité ambiante. Dur d’installer le camion-scène sur ses échasses glissantes sur ce terre plein en pente au milieu de nulle part ! Dur d’accuser le coup de la tristesse de Pédro si (...)
20 juillet 2005, par Jean-Baptiste Magnifique
Ce matin, les grilles du château ne s’ouvrent sur aucun visiteur : elles disparaissent derrière le camion. Non loin de là, côté jardin, la terrasse très austère de la crêperie le Farfadet, ne demande qu’à s’animer. Coté cour, le muret qui sépare le théâtre du marché sert de sièges aux retardataires et à l’étal de mercerie, des soutien-gorges de couleur vive s’agitent dans les sautes de vent en l’absence de la marchande qui regarde les acrobates. Ce matin à Creully, la vie continue d’être la vie : on regarde le (...)